Pingyao

Publié le par Marie

Prochaine étape : Pingyao ! Après 7 heures de train couchette à grignoter des graines de tournesol, nous voici arrivés et nous sommes pratiquement les seuls à descendre du train. Mieux vaut ne pas avoir la tête dans les nuages pour descendre au bon arrêt  ! Bon, apparemment personne de l’auberge n’est venu nous chercher…ah ces chinois…toujours des belles promesses mais au final, beaucoup d’envies de meurtres ! Un chinois nous avait repéré dès la sortie et nous emmène, cheveux au vent, pour 10Y dans son touktouk .Cette fois il n’essaye pas de nous avoir, et ne nous lâche pas avant que le gars de l’auberge ne nous ait pris en charge…ça fait plaisir !

Si on vient à Pingyao, c’est pour la partie de la ville planquée dans les murailles. Autour, c’est comme toute ville chinoise (…). Les murailles forment un carré de 1,5km de côté, donc parfait pour se balader. Nous n’avons d’ailleurs fait que ça. Il y a quelques rues plus ou moins touristiques, qui regroupent restaurants, bars, vendeurs de babioles pour touristes chinois et de spécialités. Côté spécialité, il y a les panneaux de laque polie. Bon, je ne suis pas fan, c’est un peu trop brillant à mon goût…

 

Pingyao (6)

Tableaux de laque polie

 

Il y a aussi des chaussons chinois, sont trop bien !!!

Et puis on retrouve le papier découpé, les peintures, les breloques, bref, c’est pas mal pour acheter des souvenirs.

On peut aussi et surtout se promener (et se perdre…) dans les petites ruelles qui tombent presque en ruine, histoire de partager, l’instant de quelques pas, la vie des habitants. On a vu pire comme cadre, parce que Pingyao est quand même magnifique, à son niveau, mais bon, les ruelles sont bien chinoises, attention aux odeurs !!!

 

Pingyao (20)

Toujours des petits drapeaux partout...

 

Pingyao (22)

Sais toujours pas à quoi ca sert, peut-être pour les morts?

 

Pingyao (25)

Pingyao (27)

Des rues désertes, mon Dieu, c'est si rare...

 

Pingyao (32)

Miam...

 

On voulait monter sur les murailles mais le seul ticket qui nous le permettait coutait 150Y (plein tarif). Donc on s’est contenté de la longer. Au sud, la porte s’ouvre sur une sorte de campagne, c’est agréable de s’y poser un peu.

 

Pingyao (18)

Pingyao (19)

Les autres portes ne sont pas aussi calmes car elles donnent sur la ville

 

A l’est, de pierre elle passe à terre.

Pingyao (23)

C'est pas super solide, mieux vaut pas trop s'en approcher!...

 

Pingyao (26)

Le même à mon Pépé! Et oui, la campagne chinoise, c'est un saut dans le temps

 

La tour du marché, situé à peu près au centre, permet d’avoir une très jolie vue sur les toits de tuiles grises. Au coucher du soleil, ca doit être magnifique. 5Y l’entrée, ca se fait. Attention aux escaliers, c’est très étriqué et les marches sont polies. Les plus gros ne passent pas sans forcer !

Pingyao (43)

Pingyao (45)

Très belle vue sur les toits de tuiles grises

 

Pingyao (41)

Une des rues touristiques

 

On peut passer un bon séjour à Pingyao, les amoureux (et les plus riches) peuvent prendre une chambre dans une ancienne résidence, ça a l'air d'être vraiment très beau. Notre auberge de jeunesse est tout de même très agréable en se déroulant sur une succession de petites cours autour desquelles se trouvent les chambres.

Pingyao (3)

Pingyao (50)

La première cour, de jour et de nuit, très belle sous les lampions


Pingyao (2)

 

Pingyao (51)

L'entrée à notre chambre

 

Bon, la chambre sent les égouts et les vieux bouquins, mais entendre les oiseaux chanter le matin s’est fait assez rare ces 6 derniers mois ! Et puis les canapés du lobby sont assez confortables !...

Pingyao (52)

Affalés sur les canapés, on peut rêver sous les lampions (et faire du pc pour d'autres!...)

 

Dans une rue pas loin, on trouve le Sakura, le jumeau du Helen’s de Beijing. Avis aux amoureux de Bob Marley ! Enfin, il y a deux Sakura, l’un d’entre eux doit être un fake...

 

Côté nourriture, bon, on doit être un peu blasé ou alors avoir perdu le sens du goût… Pourtant, on pensait trouver plein de bonnes choses à manger ici… Ils utilisent beaucoup de maïs et autres céréales, on n’a pas vu de rizières dans le coin. Bon, c’est assez fade au final… Côté rue, des galettes sous toutes les formes, du bœuf entouré de fine crêpe, mouais, les marchés de nuit de Taïwan sont bien loins ! Le meilleur de Pingyao fut les bonbons guimauve au gingembre roulés dans les graines de sésame, un délice! Au restaurant, le bœuf de Pingyao n’est pas mauvais mais rien d’extraodinaire, des noodles un peu étranges :

Pingyao (47)

Les moutain noodles de Pingyao, comme des alvéoles, marrant mais assez fade aussi

 

De belles résidences qui font hôtel font aussi restaurant. On peut donc manger dans des endroits très beaux, calmes, pour un prix normal. C’est pourquoi Pingyao peut être une ville agréable où se poser. Elle propose à la fois l’animation des rues, mais aussi le calme des arrières cours. Par contre, côté visite, on était au point mort mais je sais qu’il y a aussi de quoi faire. Enfin, c'est une ville très photogénique, les vieilles ruelles de jour et les rues iluminées la nuit, avis aux amateurs !

 

Les autres continuent vers Xi’an, où on devait aller au départ. Mais on va repasser par Tayuan pour prendre un train pour Shanghai. 21 heures de trajet de Tayuan à Shanghai, voilà qui s’annonce passionnant ! On a hâte de rentrer en France, je rêve de retrouver ma famille, et Max, qu’il mange des tartines de jambon de Bayonne (attention, avec deux tranches !) …

Publié dans Pingyao

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article